Combien de gens se plaignent de ressentir peu ou pas d’affection dans leur relation amoureuse ?

Combien de gens se plaignent de non-respect et même de violence verbale et/ou physique en relation ?

Combien de gens sont seuls et isolés, séparés, divorcés ou en famille monoparentale ou recomposée ? Combien croient encore au véritable amour, exclusif et à long terme, entre un homme et une femme ? Combien se sont désillusionnés de cette union à un point tel qu’ils en éprouvent une répulsion pour le sexe opposé et peut-être même, parfois, une attraction subséquente aux personnes du même sexe ?

Combien s’adonnent à l’échangisme pour « ressentir quelque chose » ?

Combien s’adonnent à la pornographie pour « ressentir quelque chose » ?

En regardant autour de soi, on ne peut que constater que l’amour se vide de son sens et même de ses sensations. Qui aura le courage de le remettre dans notre société ? Qui préfère la douleur et les souffrances que son absence entraîne ?

De nos jours, les gens, et les jeunes tout particulièrement, ont terriblement besoin d’entendre qu’ils ont le droit (!) de garder leur intimité pour une « personne spéciale » de leur choix. Cette notion est presque totalement absente des pressions et des mœurs actuelles (dé)formées agressivement par les commerçants dans leurs publicités. On cherche à rendre les gens esclaves du besoin de séduire en consommant à tout prix. Victimes d’un pareil lessivage de cerveau, les gens cherchent à projeter l’ « image » qui fera d’eux des êtres « acceptables » et « désirables ». Ainsi, la notion de l’estime de soi est entièrement faussée, axée qu’elle devient sur l’ « avoir » (ce que j’ai) et le « faire » (ce que je fais), et non sur l’ « être » (qui je suis). Ainsi l’amour véritable devient impossible, puisque les gens ne s’aiment pas eux-mêmes, dès le départ, pour les bonnes raisons. Et serait-ce raisonnable de penser qu’une personne qui ne s’aime pas peut en aimer une autre ?

Devant un tel assaut médiatique (donc culturel), que faire ? Baisser les bras ? Ne rien faire ? Capituler ? La tentation en est bien grande, tout démuni que se sent le commun des mortels devant cette avalanche d’argent et de pouvoir qui déferle sur le monde et, selon toute vraisemblance, le domine. Ainsi, nos pauvres enfants devraient-ils être abandonnés, sacrifiés sur l’autel de la consommation et de la séduction ? Nous n’aurions plus rien à dire ou à faire pour les orienter correctement pour leur mieux‑être ?

Pourtant, il a été amplement démontré que l’influence la plus marquante sur les enfants est bel et bien leurs parents. Il ne faut pas sous-estimer la valeur et l’impact des consignes parentales. Si toutefois celles-ci sont jumelées à un témoignage comportemental cohérent de la part des parents ! Les enfants se modèlent d’abord sur leurs parents. Alors courage à tous ceux et celles qui sentent intuitivement que leur contribution ne saurait rester sans fruit, malgré les pressions du milieu.

Après la famille, le groupe d’amis restera toujours le facteur d’influence le plus significatif. Un grand soin doit être accordé à la sélection des fréquentations et des sorties de nos enfants.

Outre le modelage des parents, les points suivants peuvent être examinés avec les jeunes afin de les conscientiser aux avantages non négligeables de l’exclusivité dans le couple :

L’exclusivité dans le couple permet :

  1. De réduire considérablement les risques d’acquisition de maladies transmises sexuellement (MTS), et donc de tout ce qui peut s’ensuivre : cancer, stérilité, etc. ;
  2. D’éviter l’épuisement d’avoir à commencer et à recommencer des relations. La « variété » est exigeante, elle en demande toujours plus ;
  3. D’augmenter nos chances de bénéficier du soutien de quelqu’un dans les difficultés de la vie (p. ex. maladie ; perte d’emploi ; vieillesse ; deuil ; etc.) ;
  4. D’éviter la solitude : quand on a plusieurs partenaires, on se sent toujours seul car personne ne se donne entièrement à nous et on ne se donne entièrement à personne ;
  5. D’éviter la confusion, les conflits de jalousie et peut-être même les crimes passionnels, souvent liés au fait d’avoir plus d’un partenaire : les jeux d’attachement et de détachement ne sont pas faciles à contrôler, ni pour soi ni pour autrui ;
  6. D’éviter d’avoir des enfants avec différents partenaires et diverses pensions alimentaires à assumer (pauvreté) ou les avortements que certaines se procureront ;
  7. De nous permettre de se rendre compte qu’on est aimable même avec nos défauts et nos faiblesses. On devient de mieux en mieux dans sa peau, sûr(e) de soi ;
  8. D’être valorisé(e) et de valoriser l’autre parce qu’on se sent « spécial(e) », « unique ».

Comment réaliser l’exclusivité dans le couple ?

Quand on est bien décidé et convaincu, l’exclusivité c’est une DÉCISION qu’on PEUT réaliser.

Il s’agit de s’aider autant que possible :

  • en ne s’exposant pas aux occasions de trébucher (p. ex. ne pas consommer d’alcool lorsqu’on n’est pas avec notre partenaire ; éviter les lieux de drague ; s’habiller et se comporter décemment, etc.) ;
  • en s’exerçant avec notre partenaire à un petit « jeûne » périodique de relations physiques afin de garder le désir fort et éveillé, sorte de « système de ventilation » du couple. Ce petit jeûne peut aussi nous permettre de découvrir d’autres façons de se démontrer de l’affection, et ainsi de garder notre capacité de ressentir et de démontrer de la pure affection ;
  • En prenant soin d’éviter l’ « oisiveté », soit le fait de n’avoir rien à faire, en s’occupant à des projets constructifs, dynamisants, valorisants et utiles pour la société, on canalisera notre force

de vie, notre énergie et notre attention à un niveau plus élevé. Il n’y aura tout simplement plus

de temps ni d’énergie pour les distractions qui nuisent à notre bien être. Il ne s’agira pas de nier

ou de refouler quoi que ce soit. Simplement de s’arranger pour ne pas avoir à « se battre avec »

en ne leur donnant aucune « emprise » sur nous.

Un amour exclusif peut non seulement durer mais aussi s’améliorer au fil des années…

Comment savoir si on est prêt pour vivre l’exclusivité dans le couple :

1. On est indépendant financièrement et on est en mesure d’être mère ou père, physiquement, psychologiquement et financièrement, si un enfant venait à être conçu lors de nos relations physiques (il faut savoir qu’une grossesse imprévue sur deux résulte de l’échec de la contraception) ;

2. On est assez compatible avec l’autre personne pour que cette personne soit prête à s’engager, conjointement avec nous, à aimer et à éduquer, toute une vie durant, tout enfant qui pourrait être conçu lors de nos relations physiques (il faut savoir, entre autres, que l’avortement peut comporter des séquelles importantes pour la santé et la fécondité chez la femme) ;

Si les deux critères ci-dessus ne sont pas satisfaits, n’est-ce pas s’exposer à des risques de situations très pénibles que de se donner intimement à une autre personne ?

Une fois le témoignage, l’enseignement et les consignes donnés, peut-être que l’enfant déjouera tout de même l’autorité parentale (et peut-être pas), mais au moins la responsabilité des souffrances qui pourraient s’ensuivre ne retombera pas sur les épaules des parents !

Et une fois toutes les prévenances offertes, si une telle situation déplorable venait à survenir, ne sait-il pas souhaitable que les parents se rendent disponibles pour accueillir et supporter leur enfant dans l’accueil de la petite vie qui se présente (« marrainage ») ?

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