MÉTHODES HORMONALES
Les méthodes hormonales commercialisées au Canada comprennent la pilule, les timbres, les injections et l'anneau cervical/bague vaginale. (Les implants contraceptifs ont été retirés du marché en 2002 lorsque 40 000 femmes américaines ont gagné leur poursuite de 50 millions $ contre le fabricant Norplant en raison des effets secondaires graves du produit ainsi qu'à la suite de plaintes concernant son inefficacité 27.)
Efficacité contraceptive
Dans le descriptif médical du produit « Nuvaring » (« anneau cervical »/ « bague vaginale »), lancé au Canada au printemps 2005, au Tableau III, en page 4, les taux d'efficacité de chaque moyen contraceptif sont indiqués selon l'utilisation « parfaite » et l'utilisation « typique ».
Utilisation parfaite
L'utilisation « parfaite » signifie l'efficacité du produit dans des conditions parfaites, sans la présence d'aucun facteur aléatoire, c'est-à-dire en contexte de recherche clinique contrôlée.
Utilisation typique
L'utilisation « typique » signifie l'efficacité du produit « dans la vraie vie », soit lorsque la femme ou le couple est exposé à l'ensemble des variables aléatoires qui peuvent altérer l'efficacité du moyen contraceptif. Pour la contraception hormonale, ces facteurs comprennent : la consommation d'alcool 2,3, de drogues ou de médicaments 4,5,6, la diarrhée 7, le vomissement 8, le tabagisme 9,10,11,12 la fumée secondaire 13 et la non-observation des exigences techniques liées au produit (timbre, anneau, injection) 14, à son installation 15,16, à son entreposage (timbre, anneau) 17 et/ou à sa consommation (pilule) 18.
Le descriptif Nuvaring permet de constater que les taux d'efficacité dans la colonne « utilisation typique » sont, pour la plupart, considérablement moindres que les taux d'efficacité cités dans la colonne « utilisation parfaite ».
On remarquera, dans le tableau, que le taux d'échec pour l' « utilisation typique » des méthodes hormonales, toutes compositions confondues, est cité à « 5 % » 1.
La Société des Obstétriciens et des Gynécologues du Canada (SOGC), pour sa part, indique, dans son Consensus canadien sur la contraception, publié en mars 2004, que le taux d'échec qu'elle reconnaît pour les contraceptifs oraux « combinés » (composés d'estrogène et de progestérone) se situe « entre 3 % et 8 % » 19.
Le taux d'échec que la SOGC reconnaît, dans ce même document, pour les « pilules de progestatif seul » (« PPS ») se situe « entre 5 % et 10 % » 20. De fait, plusieurs études montrent un taux d'échec avec utilisation « typique », pour la pilule, de 13 femmes sur 100, et, pour les implants, les injections et les timbres, de 8 femmes sur 100 21, 22.
Dans le guide principal 2006 de la revue « A patient's guide to medical information : Canada's waiting room magazine » publié par l'Association des pharmaciens du Canada, les méthodes hormonales, selon l'usage typique, sont citées comme ayant un taux d'échec de 7 %, (pour les compositions d'hormones combinées), et, pour les produits ne contenant qu'une seule hormone, soit la progestérone, un taux d'échec « quelque peu plus élevé encore »22,5 …
De nombreuses études parmi les mieux cotées au monde ont établi, au cours de la dernière décennie, le fait alarmant selon lequel une grossesse non planifiée sur deux résulte de l'échec de la contraception. 23, 24, 25, 26.
La plupart des juridictions en Amérique du Nord, de plus en plus aux prises avec la grossesse en contexte difficile (conditions inadéquates, sociales ou médicales, pour le soutien d'une famille) non seulement malgré une éducation massive à la contraception mais, paradoxalement, à la suite de celle-ci, ont maintenant pris conscience de ces faits scientifiques, et choisissent la voie préventive, en transmettant le message véridique selon lequel « la contraception efficace à '99 %' n'existe pas 'dans la vraie vie' ».
Risques de santé
Les pages 6 à 10 du descriptif « Nuvaring » (voir note 1), décrivent en détail l'ensemble des risques de santé liés à la contraception hormonale : cancer du col de l'utérus ou du sein ; thrombose ; attaque de cœur ; ostéoporose ; maladie de la vésicule biliaire ; anévrisme ; embolie ; phlébite ; hypertension ; pierres au rein ou au foie ; infections rénales, urinaires ou vaginales ; rétention d'eau, etc.). D'autres études les corroborent et les explicitent 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37.
Ajoutons que la contraception hormonale ne protège aucunement contre les maladies transmises sexuellement (« MTS ») et les multiples problèmes de santé qui en découlent (stérilité ; grossesse ectopique ; avortement spontané ; cancer ; césarienne ; voir rubrique sur les MTS à la fin de la présente section sur la contraception).
Contraception orale d'urgence (« COU »)
La « contraception orale d'urgence », ou « COU », peut se classer tant comme un moyen contraceptif qu'un moyen d'avortement chimique ou « médical » (non chirurgical) 38, 39, 40. Ses mécanismes d'action sont les mêmes que ceux de la contraception hormonale ordinaire, sauf qu'ils sont plus instantanés parce que la COU comprend les mêmes hormones synthétiques mais en dose deux à soixante fois plus forte. La COU comporte donc tous les risques de santé liés à la contraception hormonale régulière, mais plus prononcés 41. Tantôt primera le mécanisme contraceptif, tantôt le mécanisme abortif, selon qu'il y ait eu conception ou pas. Puis, tantôt se poursuivra la grossesse. Les risques de poursuite de la grossesse seront diminués de seulement 75 % avec le régime dit de « Yuzpe » 42, 43 et de 60 % avec le régime dit « sans œstrogène » ou « à progestérone seulement » 44. La femme devra alors subir une deuxième tentative d'avortement, cette fois, chirurgicale. On a constaté que la COU entraîne un risque considérable de grossesse ectopique (implantation de l'enfant dans un organe autre que l'utérus) 45. La grossesse ectopique est responsable d'au moins 13 % des décès liés à la maternité 46.
MÉTHODES « DE BARRIÈRE » (MÉCANIQUES ET NON CHIMIQUES)
Les méthodes de barrière comprennent le condom, le stérilet, la cape cervicale, le diaphragme et l'éponge cervicale.
CONDOM
Efficacité contraceptive
Comme le montre le descriptif Nuvaring cité à la note 1, le taux d'échec du condom avec utilisation « parfaite » (en contexte d'étude clinique contrôlée) est de 3 %, alors que celui avec utilisation « typique » (« dans la vraie vie ») est de 14 %. En d'autres termes, selon ce tableau, « dans la vraie vie », 14 femmes sur 100 deviennent enceinte sur un an en se fiant à ce produit.
Dans le guide principal 2006 de la revue « A patient's guide to medical information : Canada's waiting room magazine » publié par l'Association des pharmaciens du Canada, le condom, selon l'usage typique qu'on en fait, est également cité comme ayant un taux d'échec de 86 % 46,5 …
Une autre étude de conclure : « Une femme sur cinq (20 %) qui se fie sur le condom pour empêcher la grossesse deviendra enceinte sur deux ans » 47.
Risques de santé
Protection contre les maladies transmises sexuellement
Dans le « Rapport concernant l'efficacité du condom pour la prévention des MTS », publié en juillet 2001 par le National Institutes of Health (NIH) des États-Unis, vingt-huit experts mondiaux concluent ce qui suit : « En raison de leurs limitations importantes, les cent trente huit études sur le marché concernant l'efficacité du condom ne permettent pas de conclure que le condom offre quelque protection que ce soit contre les maladies transmises sexuellement… Les données concernant la protection possible contre le VIH/SIDA (c.-à-d. 'aussi faible que 60 %') ne sont que de grossières estimations, sujettes à de nombreux facteurs confondants et autres limitations. De plus, elles se limitent aux condoms qui ne se déchirent pas ou ne glissent pas et dont on signale une utilisation hétérosexuelle parfaite » 48.
Le rapport fait comprendre que le condom ne peut techniquement offrir de protection contre les maladies transmises sexuellement (MTS) de nature ulcéreuses (p. ex. herpès, syphilis, chancres), car ces ulcères se retrouvent sur les zones non couvertes par le condom (cuisses, ventre, fesses). Non plus pour les MTS qui se transmettent par tous les fluides du corps (p. ex. virus du papillome humain). Pas plus pour celles qui se trouvent dans les fluides génitaux (gonorhée, chlamydia, trichomoniase), ces fluides pouvant très bien être présents avant l'installation du condom (p. ex. dans les fluides génitaux féminins » 49.
Taux de déchirure et de glissement du condom
« Le taux de déchirure et de glissement du condom en caoutchouc est de 3,2 %, et celui du nouveau condom en plastic, de 8,4 %. » 50
Spermicide et accroissement du risque de transmission des MTS
Santé Canada : « Le spermicide qui recouvre le condom favorise la transmission des MTS en affaiblissant le système immunitaire et en créant des lésions génitales qui favorisent l'échange de fluides et de sang ». 51
Réactions allergiques
Santé Canada : « Les réactions allergiques au caoutchouc en latex peuvent aller jusqu'au choc et à la mort » 52
Caoutchouc en latex : substance cancérigène
« Les composés volatiles organiques que contient et libère le caoutchouc en latex dont le condom est constitué sont reconnus comme des substances cancérigènes » 53.
Accroissement du risque de transmission du SIDA par la présence de MTS
« Les infections transmises sexuellement (ITS) ulcérantes (p. ex. syphilis chancre mou, herpès) ainsi que les ITS inflammatoires (p. ex. infection gonococcique, chlamydiose), agissent comme facteur de transmission de l'infection au VIH. La présence de ces ITS augmente la contagiosité des personnes infectées par le VIH et augmente la susceptibilité à l'infection au VIH de celles qui ne l'ont pas. Par ailleurs la présence d'une infection au VIH modifie l'évolution de la syphilis : présentation atypique et développement précoce d'une atteinte neurologique. » (« On les croyait terrassées - Les ITS bactériennes resurgissent en force ! » dans le bulletin Prévention en pratique médicale - maladies infectieuses, août 2002, p. 1)
MALADIES TRANSMISES SEXUELLEMENT (MTS)
Aucun moyen de contraception ne protège adéquatement contre les maladies transmises sexuellement (MTS) ; C'est pourquoi le monde connaît une épidémie croissante de MTS, lesquelles ont de graves conséquences pour la santé, peuvent être très douloureuses et réagissent de moins en moins au traitement 54. Quatre-vingt pour cent des MTS ne présentent aucun symptôme 55 : On les donne et on les reçoit sans le savoir. Dans bien des cas, on les découvre trop tard, soit lorsque celles-ci se sont transformées en stérilité ou en cancer.
Stérilité
Les MTS causent 20 % de la stérilité chez les Canadiennes 56. En 1993, 1 couple sur 12 au Canada était stérile 57. Un couple sur six éprouve des difficultés à concevoir un enfant au Canada en 2005 58. Les MTS et les cicatrices qu'elles laissent peuvent bloquer les trompes de Fallope et empêcher la conception.
Grossesse ectopique
Les MTS peuvent mener à la grossesse ectopique, situation où l'enfant conçu, bloqué par l'infection et/ou les cicatrices, s'implante à l'extérieur de l'utérus et peut faire exploser les organes abdominaux si la grossesse n'est pas détectée à temps 59. La grossesse ectopique cause plus de 13 % des décès liés à la grossesse 60, et elle est de plus en plus fréquente au Canada 61.
Avortement spontané
Les MTS peuvent causer l'avortement spontané (fausse couche tôt dans la grossesse) parce que l'enfant ne peut s'implanter dans l'utérus à cause de l'infection et des cicatrices liées aux MTS 62. L'avortement spontané est de plus en plus fréquent au Canada 63.
Accouchement par césarienne
Les MTS peuvent entraîner la nécessité d'accoucher par césarienne (incision par le ventre, ce qui comporte certains dangers) soit parce que l'enfant est implanté trop près du col cervical (« placenta previa ») parce qu'il cherche à éviter les endroits où il y a des cicatrices laissées par l'infection ou carrément de l'infection, soit pour tenter d'éviter de transmettre l'infection à l'enfant 64. Le taux d'accouchement par césarienne a presque quadruplé au Canada de 1968 à 1988, pour atteindre 18,3 % (presque 1 sur 5) de tous les accouchements 65.
Virus du papillome humain (VPH) (ou « verrues vénériennes », « chancres » ou « crêtes de coq »)
Santé Canada : « Le VPH est si petit qu'il passe à travers le condom 66. Ce virus, qui se trouve dans tous les fluides du corps, est lié à 90 % des cas de cancer du col utérin. Entre 20 % et 33 % des Canadiennes en sont maintenant infectées » 67.
Le cancer du col utérin est le deuxième cancer le plus meurtrier chez la femme aux États-Unis
68. « Quatre adultes québécois sur cinq en sont maintenant infectés
69. Rapport NIH ci-dessus : « Il n'existe aucune preuve épidémiologique selon laquelle le condom protège contre le VPH. »
70 Le risque d'infection au VPH augmente de 1 000 % avec chaque nouveau partenaire
71.Hépatite B L'hépatite B, virus 200 fois plus infectieux que le SIDA, est encore plus petit que le VPH
72. Un virgule cinq million de personnes meurent de cette MTS chaque année dans le monde. Deux cent mille Canadiens en sont maintenant infectés
73. Le vaccin développé contre lui est inefficace dans au moins un cas sur vingt
74. Herpès
L'herpès est une maladie chronique (incurable) qui comporte des brûlements intenses lorsqu'on urine, lorsqu'on s'assoit et pendant les relations sexuelles. Elle se transmet par des ulcères, pullulants ou pas, présents sur la peau des fesses, des cuisses ou de l'abdomen. On pourra aussi transmettre cette infection aux enfants, ce qui pourra mener à des malformations et à des handicaps. Cinquante-neuf pour cent (59 %) des Canadiennes sont maintenant infectées de l'herpès oral et 17,3 %, de l'herpès génital
75.STÉRILET Efficacité contraceptive
Comme le montre l'Annexe 1, le taux d'échec du stérilet, avec utilisation « parfaite » (en contexte d'étude clinique contrôlée) est de 1,5 %, alors que celui avec utilisation « typique » (« dans la vraie vie ») est de 2 %. En d'autres termes, « dans la vraie vie », 2 femmes sur 100 deviennent enceinte sur un an en se fiant à ce produit.
Risques de santé
Le stérilet comporte les risques de santé suivants : atteinte inflammatoire pelvienne (AIP) 76 ; grossesse ectopique 77,78,79,80,81,82,83 ; perforations et lacérations de l'utérus 84,85,86,87.